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Voici la suite (et non la fin) de l’article sur le Taoïsme et son histoire (lien vers le début) d’Anna Seidel, sinologue allemande du 20 ème siècle. Voir la biographie d’Anna Seidel en suivant ce lien. Le texte, traduit par Baldrian Hussein Farzeen est issu de “Taoïsme : Religion non-officielle de la Chine”. In: Cahiers d’Extrême-Asie, Vol.8, 1995. pp. 1-39. Nous le publions sans arrière pensée tel que l’avertissement en bas de page semblent à l’évidence nous le permettre. Les illustrations sont ajoutées par nous-même.



Taoist temple Beijing 1930WEB

 

Temple taoïste, Beijing (vers 1930) . Signification du caractère : bonheur.

 


La philosophie taoïste (Daojia)


On a vu ci-dessus que « Tao » est un concept de base de la pensée chinoise. Ce terme signifie « voie, chemin », puis cheminement, et, par dérivation, « mode de conduite, méthode », par exemple « le Tao du souverain » (wangdao). Une autre signification de tao est « la parole », et à partir de là, « doctrine ». La tradition taoïste a été ainsi dénommée non comme un simple emprunt à la langue commune, mais parce que le terme prend chez elle une signification et une profondeur nouvelles. Les anciens penseurs (dont le premier, Laozi, aurait vécu, selon la légende, au Vème siècle avant J.-C.) font la distinction entre le Tao dont on peut parler, c’est-à-dire les doctrines et les méthodes des autres philosophes, et le Tao ineffable:


Un tao dont on peut parler n’est pas le Tao permanent (changdao); un nom qui peut servir à nommer n’est pas le Nom permanent.


Le Tao éternel (changdao) est une réalité absolue que l’on peut seulement paraphraser:


Il est un être indifférencié et parfait, né avant le Ciel et la Terre. Silencieux, insaisissable! Il existe seul et ne se transforme pas. Il tourne et ne s’épuise pas. Nous pouvons le considérer comme la Mère de ce monde, mais j’ignore son nom (ming); je l’appellerai (zi) Tao et s’il faut lui donner un nom (ming) ce sera: « l’Immense » (Da).


On ne peut nommer que les phénomènes du cosmos. Grâce aux noms, ils sont délimités, ordonnés et utilisables. Le Tao éternel échappe aux dénominations.


L’idéal des mystiques est de s’unir à ce Tao et, par là, de rendre sa durée de vie individuelle égale à celle du Ciel et de la Terre. A partir de là, il n’y a qu’un pas pour concevoir une idée absolument négative, accessible seulement par des paradoxes, d’un Tao qui serait le fondement divin, antérieur au commencement de l’univers et source de création continue.


Le sage qui s’est uni à ce Tao devient lui-même une divinité. C’est ce qui est arrivé dans la religion Taoïste. Laozi fut identifié au concept fondamental de sa doctrine; le Tao prit les traits du sage devenu le Seigneur suprême Lao (Taishang Laojun) et plus tard, dans le courant taoïste du Lingbao, chacun des aspects du Tao divinisé qui agit dans ce monde se trouve personnifié comme « Vénérable céleste » (Tianzun). C’est sous la forme d’une Trinité, les « Trois Purs » (Sanqing) que le Tao a été vénéré dans la religion taoïste. Un Tianzun est d’une nature radicalement différente de celle des autres divinités chinoises. Il n’est pas une personne, mais une hypostase, un des nombreux aspects par lesquels le Tao peut se rapprocher de l’humanité…../


Hypostase : [Dogme chrétien] Chacune des trois personnes divines, considérée comme substantiellement distincte. Il y a en Dieu trois hypostases et une seule nature (Ac.)


Voyons comment comment la « philosophie taoïste » s’est formée à partir de la tradition textuelle du Laozi et du Zhuangzi.


Vers le milieu de la dynastie Han (206 avant J.-C. à 220 après J.-C.), le bibliothécaire de la bibliothèque impériale, Ban Gu (32-92 après J-C.) avait pour tâche de classifier et cataloguer les livres de l’empereur. Il choisit l’étiquette Daojia pour désigner un groupe d’écrits qui englobait le Laozi, le Zhuangzi, ceux de l’Empereur Jaune (Huangdi) ainsi que les œuvres de leurs adeptes et de leurs commentateurs. Ce terme Daojia que nous traduisons aujourd’hui par « philosophie taoïste », était aussi à l’origine une catégorie utilisée par les annalistes et les bibliothécaires; c’est après coup qu’il a été employé pour désigner un groupe de textes avec leurs traditions d’écoles. Déjà à l’époque du bibliothécaire cette catégorie « école du Tao » ne répondait pas à la réalité, car les courants taoïstes de l’époque des Han étaient appelés « Tao de l’empereur Jaune et Laozi » (Huanglao Dao) et ils propageaient une doctrine politique proche du légisme. Le livre de Laozi, par exemple, n’était pas encore considéré comme un livre philosophique de sagesse mais comme un manuel d’art de gouverner destiné au prince.Portrait of Taoist monk 1945web


Au IIIe siècle après J.-C., après la chute dramatique et traumatisante de l’empire des Han (voir article dans Wikipedia,très complet), la classe lettrée se retira dans ses domaines et se détourna du système discrédité d’enseignement et de gouvernement des Confucianistes pour s’adonner à une évasion mystique hors de ce monde mauvais, évasion qu’elle pensait trouver dans les très vieux ouvrages: le Yijing (Livre des Mutations), le Laozi et le Zhuangzi. (Photo de droite : moine taoïste vers 1945)


Place du Taoïsme dans la culture chinoise


Quand on veut expliquer la richesse de signification du terme « Taoïsme », on se trouve dans une situation analogue à celle d’un orateur chinois qui, dans une conférence sur le Christianisme, devrait expliquer à un public asiatique les composantes de la culture européenne depuis la philosophie grecque, le Christianisme, l’Eglise et le Vatican, jusqu’aux sectes revivalistes protestantes et aux pèlerinages bavarois.


Pour aller un peu plus loin dans cette comparaison, c’est un peu comme si l’auditoire asiatique de cet orateur considérait Platon et Aristote comme des fondateurs du Christianisme, ce qui serait aussi faux que l’idée qui ferait de Laozi le fondateur du Taoïsme. Et si nous considérons en outre que ce public asiatique aurait pu apprendre dans de bons livres que le Nouveau Testament, St. Augustin, St. Thomas et tous les pères de l’Eglise ne seraient rien d’autre que de la philosophie antique dégénérée, tombée dans les superstitions populaires, un mélimélo sans intérêt, arriéré et abêtissant, nous aurions là une analogie avec ce que les bureaucrates confucéens modernes ainsi que les missionnaires et beaucoup de sinologues ont vu dans la religion taoïste.


Et puisque nous nous sommes risqués dans des comparaisons douteuses, il nous faut encore mentionner une autre différence entre le Taoïsme et le Christianisme qui mettra en lumière la place du Taoïsme dans la culture chinoise. Le Christianisme, venu du Moyen Orient en Europe, était confronté à des religions tout à fait différentes, indigènes, païennes, qu’il combattait constamment et qu’il réussit souvent à éliminer.


Le Taoïsme, au contraire, est chez lui en Chine; il est l’âme de la religion indigène. Si, comme le Christianisme, il se montre généralement hostile aux cultes populaires, maniant l’anathème et prêchant la conversion ce n’était pas du fait d’une rivalité entre deux religions distinctes, mais plutôt une conséquence de l’effort continu d’une élite, initiée dans les plus hautes sphères religieuses du Tao. Cette élite voulait endiguer les cultes populaires extatiques inorganisés, tantôt en les interdisant tantôt en les légitimant et les intégrant, après les avoir réinterprétés et « purifiés », dans une religion plus haute. Le Taoïsme lui-même provient de la religion populaire extatique, et c’est justement pour cela qu’il s’est toujours efforcé, très consciemment, de se distinguer de ces cultes, mais il n’a jamais complètement perdu contact avec les cultes locaux. De ce point de vue, le Taoïsme apparaît comme la quintessence consciemment « apollinienne » des divers cultes, incroyablement vivaces et « dionysiaques », des divinités chinoises.


Cette position au centre de la culture chinoise explique aussi les étroites relations du Taoïsme avec toutes sortes d’arts, de techniques et de courants spirituels, les uns issus de lui, d’autres transmis par lui. La philosophie chinoise, la spéculation sur les Eléments, la cosmologie, l’astrologie, la géomancie, l’alchimie, la médecine, la science calendérique, ainsi que la calligraphie, la peinture et l’esthétique sont largement inspirées du Taoïsme, mais sans toutefois s’identifier à lui…./….


Mais que deviennent alors les autres grandes religions, les traditions confucianistes et le Bouddhisme? Comme l’a reconnu le premier J.J.M. de Groot, il n’y a pas en Chine trois courants spirituels séparés, voire hostiles, mais un système pan-chinois, qu’il appelle « Universismus », à l’intérieur duquel se distinguent plusieurs courants complémentaires. Plus on monte dans la hiérarchie sociale, plus il devient possible de mieux cerner ces divers courants, bouddhisme monastique et ses monastères, prêtres taoïstes et leurs communautés, enfin les fonctionnaires confucéens. Ces trois groupes constituaient des élites qui coexistèrent bien plus pacifiquement que nos préjugés ne nous permettaient de le deviner. Ces trois systèmes de pensée furent appelés, par les Chinois, les « trois doctrines » (sanjiao), un groupement qui depuis environ 1500 ans a donné lieu à de vives controverses. Mais les Chinois n’y virent jamais trois religions différentes au sens européen, c’est-à-dire en conflit; mais trois aspects inséparables de la civilisation chinoise, complémentaires « comme les trois pieds d’un tripode ». Les peintres les représentaient souvent sous les traits des trois sages: Buddha Sakyamuni, Laozi et Confucius.


Quiconque cherche à étudier la religion dans les couches inférieures de la société, se heurte à une mentalité qui entremêle ces trois systèmes. A partir du XIe siècle environ, certaines sources présentent les Taoïstes et les Bouddhistes comme des spécialistes de rites, d’arts et de sagesses que l’on venait consulter indifféremment selon les besoins. Quant au Confucianisme, il n’était pas une tradition doctrinale ou une religion exclusive, mais plutôt une sorte d’éthique professionnelle pour ceux qui occupaient une position très convoitée dans l’administration impériale. (photo : temple taoïste, début 20è. s.)temple taoïsteweb


Les débuts de la religion taoïste


Le Taoïsme est la grande religion nationale de la Chine. Elle se présente sous la forme d’une « église », avec un clergé composé de prêtres initiés et ordonnés, une tradition rituelle bi-millénaire, des écritures saintes révélées, divers courants doctrinaux et sectaires et un canon qui compte plus de mille ouvrages. Cette religion naquit dans une situation historique particulière et fut fondée par un personnage historique qui vécut quatre ou cinq siècles après Laozi.


La religion taoïste se développa parmi les gens du peuple au IIe siècle après J.-C. (c’est-à-dire deux générations avant que les penseurs confucéens mentionnés ci-dessus ne se mettent à promouvoir laborieusement leur philosophie taoïste « pure »). Ce processus fut précipité par la chute de l’Empire des Han. Il existe une relation profonde entre la crise de l’ordre cosmique classique conçu par l’antiquité et l’avènement de la nouvelle religion.


Au centre de l’ordre classique se trouvait le souverain, le « Fils du Ciel », une sorte de roi-prêtre, habilité lui seul à accomplir rituellement la médiation vivifiante entre le ciel, où ses ancêtres étaient intronisés, et la terre sur laquelle il régnait. Pendant la période Han, le Fils du Ciel était devenu Empereur d’un royaume sans bornes et Grand Prêtre d’un vaste culte d’Etat, tout en étant au sommet de la hiérarchie sacrale des fonctionnaires dont les compétences s’étendaient au cosmos tout entier. La vertu du souverain (de c’est-à-dire le charisme du Fils du Ciel), dont participaient également ses fonctionnaires, contribuait à maintenir l’ordre et l’harmonie non seulement dans la société, mais aussi dans la nature et parmi les planètes. L’effondrement de cet ordre conduisait inévitablement au chaos et à la désintégration de tout l’univers. Si l’Empereur venait à échouer, il en résultait le bouleversement des saisons, les mauvaises récoltes, la disette et les maladies. (Les astrologues étaient capables de déceler dans les mouvements des planètes des désordres qui avaient pour conséquence les guerres.) Les forces du mal, surtout les esprits des morts insatisfaits, envahissaient alors sans entrave le monde en semant désastres et épidémies.


La chute de l’Empire Han fut donc ressentie comme une crise religieuse en même temps que sociale et politique. La religion taoïste, à l’instar de beaucoup d’autres qui l’ont précédée, vit le jour dans une ambiance d’apocalypse. L’ordre ancien était discrédité et, comme on vient de voir, les fonctionnaires-érudits, plus éloignés du peuple que jamais, se tournèrent vers la philosophie à la recherche de nouvelles réponses.


Les fondateurs de la religion taoïste représentaient une alternative au groupe des fonctionnaires. En tant que classe marginale bénéficiant d’une culture littéraire et de l’expertise dans le domaine des différents arts et techniques, elle s’attribua la tâche, conjointement avec les anciens des villages, de réaliser le renouvellement de la société.

Portrait of Taoist priest in ceremonial robes Beijing vers 1861 1864web

Les écritures saintes taoïstes les plus anciennes décrivent un panthéon qui apparaît comme une transposition dans le domaine religieux de la hiérarchie Han. La caractéristique susmentionnée de la religion chinoise se manifeste ici pour la première fois ; l' »autre monde » reflète le modèle de l’administration impériale avec ses ministères, ses cours de justice, ainsi que ses grades officiels et ses titres hautement différenciés.


Tirant leur légitimation d’une révélation divine, les fondateurs du Taoïsme élaborèrent un nouvel ordre théocratique destiné à écarter les mauvais esprits du chaos exactement comme l’avait fait auparavant le charisme du Fils du Ciel. En l’an 142 après J.-C. (selon le calendrier liturgique), le Seigneur suprême Lao, personnification du Tao, se manifesta sur un mont du Sichuan, dans l’ouest de la Chine, à un magicien nommé Zhang Daoling, lui conféra le titre de « Maitre Céleste » (Tianshi) et conclut avec lui une nouvelle alliance (l’allusion implicite au « pacte ancien » entre le Ciel et le Fils du Ciel dans le vieux système dynastique était voulue). Selon les termes du nouveau contrat, il incombait au Seigneur Lao de chasser les « souffles spirituels corrompus » (guqi) de ce monde malade et d’infuser dans le cosmos les trois souffles spirituels purs (sanqi), renouvelant ainsi la vie de l’univers. Le Maître Céleste Zhang Daoling est le véritable fondateur de la religion taoïste. La divinité qui s’était manifestée à lui n’était autre que le Sage Laozi, élevé dans la croyance populaire au rang du Seigneur suprême du Ciel, doté de traits quasi-messianiques. (photo, prêtre taoïste en habit de cérémonie, Beijing, vers 1862)


A la fin de la période Han, le vieux pacte liant le Ciel et l’Empereur en tant que Fils du Ciel avait péri. Le salut du monde désormais ne pouvait être assuré que par un sage qui, se substituant à l’Empereur, restaurerait l’ordre cosmique et conclurait un nouveau pacte avec le monde des vivants…./…


Sa tâche consistait non pas à régner mais à instruire l’empereur légitime en lui inculquant l’art de gouverner correctement De ce fait, la religion taoïste n’éprouva aucune difficulté à se soumettre à l’empereur d’une nouvelle dynastie charismatique. Au contraire, le Fils du Ciel qui régna sur le monde des vivants trouva aussi sa place dans la hiérarchie spirituelle du Taoïsme.3 » Le nouveau clergé gagna la fidélité du peuple en maniant son pouvoir sur les démons de la maladie. Leur rituel de guérison était si insolite qu’il est décrit dans les ouvrages les plus anciens.


Ils enseignèrent aux gens de croire de tout leur cœur, de ne pas tromper leur prochain et de ne pas l’escroquer. Lorsque quelqu’un tombait malade, il devait avouer ses péchés… De plus, ils avaient aménagé des chambres de re­traite (qingshi) où ils enfermaient le malade afin que celui-ci réfléchisse sur ses péchés. Un prêtre se tenait aux côtés du malade en priant pour lui. Il transcrivait le nom de famille et le prénom de la personne souffrante ainsi que la liste des péchés qu’elle prenait sur son compte. Ce document était établi en trois exemplaires. Le premier était transmis au ciel, c’est-à-dire qu’on le plaçait au sommet d’une montagne. Le deuxième était enterré dans la terre et le troisième immergé dans l’eau. On les nommait les « Documents des trois fonctionnaires.


Les fondateurs de la religion taoïste se voyaient évoluer dans un cosmos divisé en trois ministères, celui du ciel (les dieux des étoiles), celui de la terre (le monde des vivants) et celui de l’eau (le royaume des morts sous la terre). Les prêtres de la nouvelle religion n’entrèrent pas en communication avec les hiérarchies surnaturelles en s’adonnant à des rites sacrificiels (comme c’était la coutume aux époques antérieures), mais au moyen d’un échange épistolaire, c’est-à-dire d’une correspondance écrite soumise à d’innombrables règles bureaucratiques. Comme beaucoup d’autres religions de salut nouvellement apparues, elles rejetèrent les rituels de guérison traditionnels. La maladie provenait du péché (celui du malade lui-même ou celui de l’un de ses ancêtres défunts). Lorsqu’il y avait confession des péchés et célébration d’un rituel délivrant l’ancêtre coupable de sa prison dans le monde infernal, la guérison s’ensuivait. Toutes ces démarches se faisaient en ayant recours à des pétitions adressées aux ministères divins appropriés.


Le Taoïsme n’est donc pas une « philosophie pure » qui aurait dégénéré en superstition, mais une religion messianique de salut qui a réussi, en période de crise, à couler dans de nouveaux moules les fondements de l’empire chinois. Ses rituels reprennent le système administrativo-bureaucratique de la préhistoire sacrée, et son panthéon divin représente simplement la dimension surnaturelle de l’empire.Dans la cours d'un temple taoïsteweb


Nous avons usé des termes « messianique » et « religion de salut » empruntés au Christianisme comme une grande partie de la terminologie qui, bon gré mal gré, sert à décrire la religion chinoise. Il va sans dire qu’une telle pratique entraîne beaucoup de qualificatifs rectificateurs et de « mais » restrictifs. Le Taoïsme est messianique, mais son messie n’est pas un Dieu-Homme qui substituerait un ordre surnaturel à l’ordre existant. En principe du moins, il se confond avec l’Empereur chinois divin. Ce n’est que quand celui-ci a manifestement failli â la tâche qu’un prêtre taoïste (comme cela se passa au Sichuan) agit en tant qu’administrateur séculier d’une théocratie ou – comme cela se produisit à plusieurs reprises par la suite – le Taoïsme devint l’alternative au système existant et fournit aux rebelles une idéologie légitimant le renversement de l’empereur et la fondation d’une nouvelle dynastie, plus apte à plaire aux dieux. (photo: dans la cours d’un temple taoïste, début 20è. S.)


Le Taoïsme est une religion du salut, mais ce salut doit être compris comme étant parfaitement de ce monde. Le salut individuel consiste à mener une longue vie, saine et épanouie, avec comme but la réalisation de l’idéal de l’immortalité dans son propre corps. Quant au salut collectif, il découle de l’harmonie cosmique d’un univers immanent dans lequel les dieux, les hommes et les âmes des défunts dans les trois sphères cosmiques du ciel, de la terre et des enfers ont partie liée et collaborent étroitement.


Suite bientôt sur le site…..




 


 

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